L’Édito


Édito du 28 avril et 3 mai

« Le blog d’un misanthrope » tire sa révérence. Bonjour « Natroll | Confiteor d’un bobo ». En premier lieu, c’est une référence à « Confiteor de l’artiste » de ce cher Charles Baudelaire. En second lieu, c’est le signe d’une évolution dans la continuité. J’ai, par le passé, digressé vers des billets tantôt plus littéraires, tantôt plus personnel, en m’écartant de ce qu’était Natroll : le blog d’un misanthrope.
Ce personnage atrabilaire que je me plaisais à jouer dans mes tribunes et qui vilipendait sans vergogne le genre humain dans sa totalité a fini par s’effacer. Je pourrais m’exclamer, à l’instar d’un Flaubert : « Natroll, c’est moi ! »
Et il y aurait de quoi. Il y avait Sébastien Natroll et son existence numérique, puis il y avait Natroll, le blogueur acrimonieux toujours prompt à jeter l’opprobre dans ses colonnes. J’ai fini par ressentir l’impérieux besoin de me sentir libre d’écrire sans limite, sans me cantonner à un thème, à une idée générale. Je voulais faire réfléchir, provoquer, émouvoir et réagir sur des sujets qui me semblent importants, prendre part à des causes qui me semblent justes. Je voulais aussi pouvoir parler de moi quand cela pourrait en intéresser d’autres. C’est là tout ce que renvoie le « confiteor d’un bobo ».

À celles et ceux qui me suivent (et je les remercie au passage), je tiens à les rassurer (ou à les décevoir, c’est selon) : mes pérégrinations littéraires seront toujours agrémentées de mots obscurs pour le commun des mortels. C’est une révérence que je me plais à faire à notre riche et belle langue.

Ajout du 3 mai : ce changement s’accompagne d’une légères modifications esthétiques. Ma mascotte est toujours de la partie et la charte graphique fait toujours la part belle au jaune et au vert. La typographie, quant à elle, se veut moins « agressive » tout en affichant le nouveau slogan du blog.


S. Natroll