Slice of life

Je partage avec vous ces « tranches de vie ». Points de vue d’un bobo gaucho.


Mon cher Natroll, Tu seras peut-être stupéfait en lisant ces quelques mots et tu te demanderas qui est ce curieux « Natroll ». Tu as 16 ans, et tu ne t’approprieras ce pseudonyme que d’ici deux ans, lorsque tu daigneras enfin t’inscrire sur Facebook, légère soumission à ce conformisme que tu abhorres tant. Tu auras néanmoins l’éclatante idée de te jouer des lettres et des mots en adoptant ce nom et il te suivra bien plus que tu ne l’oseras l’imaginer. En ce moment, tu dois probablement passer tes journées à te rendre au lycée sans réel entrain mais dans la droite […]

Lettre à Natroll, 16 ans.


Il est des journées grises et pluvieuses qui n’augurent rien de bon ; rien de bon si ce n’est le réconfort d’être au chaud un livre à la main. Mais le monde merveilleux de l’Internet et des réseaux sociaux peut cacher derrière un retweet des expériences nouvelles et édifiantes. C’est au détour d’un retweet d’@alaleu (amis mélomanes, je vous invite à consulter son blog) que j’ai vu qu’une journaliste de France Culture cherchait des petits donateurs ayant contribué à la rénovation de la Ceinture de Lumière de l’Opéra de Paris. Nouveau membre de l’Association pour le Rayonnement de l’Opéra national […]

Moi, l’Opéra Garnier… et France Culture.


Il existe de malheureux concours de circonstances — étranges alchimies dont les arcanes resteront impénétrables — qui vous mettent à l’épreuve de conversations où vos connaissances (et éventuellement l’intérêt que vous portez au sujet) sont nulles ; un enchevêtrement d’événements qui pousse le ridicule de la situation à son paroxysme : vous voilà dans l’impossibilité de vous défausser, d’avouer votre méconnaissance (et/ou l’absence absolue d’intérêt) du sujet ou même (point culminant de l’attitude du poltron) de filer à l’anglaise. Souvent la vie s’amuse. Je ne compte plus les situations dans lesquelles mon malaise est total tant le sujet lancé est […]

Ces conversations où je ne comprends rien.



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Pâques. J’avais oublié de ce dont il s’agissait. Je me remémore ma candeur enfantine, toutes ces années où je gambadais avec allégresse dans la verte à la recherche d’oeufs en chocolat laissés par un lapin après avoir passé une matinée à peindre des coquilles en compagnie de mes camarades d’écoles. Premières tribunes pour l’imaginaire d’un gamin qui prendra finalement plus de plaisir à écrire qu’à peindre. Quelle ne fut pas ma surprise de m’entendre dire ces derniers jours à la sortie des magasins : « Joyeuses Pâques ! ». Je me vis dès lors comme un Septimus Warren Smith, un marginal déconnecté […]

Le lapin de Pâques ne passera plus.