Réflexions

Les billets où mes capacités cérébrales furent mises à rude épreuve.


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Chaque jour j’ai l’heur de m’en rendre compte : les foules avalent avec une candeur sans égale quantité d’informations, sans chercher à distinguer le vrai du faux… Tout n’est que vérité. Il ne relève pas de la fatuité de dire que cette masse est soumise, dénuée de tout sens critique, de toute capacité de discernement, en proie à l’aveuglement persistant et au joug dogmatique du conformisme ambiant. « Tout le monde dit que… », « Tout le monde le fait… », « Ils l’ont dit à la télé… » : Tout le monde, ils, on, régissent les vies, les pensées, les attitudes, l’éthique communes de tout […]

De la crédulité générale.


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« Et sinon, tu fais quoi dans la vie ? ». Question si courante qu’elle passe désormais inaperçue. Pourtant, il faut bien admettre que derrière cette question reposent les fondements de notre société. Tous régis par le travail. La hiérarchisation des classes dépend en grande partie de l’activité professionnelle des individus, et de là découle une catégorisation (voire même un profilage) de chacun. Bourdieu, dans La Distinction, a établi sa théorie de l’espace social, qui met en corrélation le capital économique et le capital culturel de chaque individu, permettant ainsi de catégoriser précisément les strates de notre société.

De l’emprise du travail sur notre existence.


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Hier, alors que je vagabondais de gare en gare, j’ai sacrifié la batterie de mon smartphone pour lire cet excellent pamphlet de chez Rue89 (diffusé sur… Facebook. On ne trouve pas que des billevesées sur ce réseau social, finalement). Cet article (que chacun trouvera révoltant…) ne prouve qu’une chose : notre société a réussi à avilir l’humain avec le simple besoin de consommer. L’humain a été paramétré, programmé pour consommer. À l’image d’un animal guidé par son seul instinct, il se rue, faisant abstraction de toute éthique, de toutes les règles édictées, comme si sa vie en dépendait. Non, il […]

Virgin, l’anthropophagie consumériste.



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Je suis parti en début d’après-midi, marchant lentement, buvant l’air léger d’un printemps qui tardait à éclore… J’arpentais l’avenue Victor Hugo avec une jovialité non dissimulée, portée par la placidité des lieux. Passé le Mylord, c’est Édith Piaf qui vint s’asseoir à la table de mon subconscient (ici c’est confortable), jusqu’à ce que j’entrasse dans une petite maison de la presse tulliste pour acquérir le dernier Magazine Littéraire en date. J’ai tourné les pages une par une, m’enquérant avec délectation de chaque ligne jusqu’à ce que mes yeux se posent sur un encadré provocateur, un petit pavé jeté dans la […]

Du « Magazine Littéraire » : le SMS.