Réflexions

Les billets où mes capacités cérébrales furent mises à rude épreuve.


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D’aucuns savent que je suis des plus prolifiques lorsqu’il s’agit de tancer les zélotes du jeu de balle au pied : il s’agit d’une réaction presque épidermique ; l’acmé ne tarde pas dès lors que les séides reprennent les longues litanies qui résonnent tous les quatre ans : communion, unité, célébration, bonheur, joie… Les contempteurs et contemptrices n’ont dès lors plus droit de cité, il ne faut pas de voix discordantes dans les chœurs ; ainsi la contemption vaut l’avanie et l’indifférence, la circonspection. Nous sommes coupables de ne pas adhérer à cet « esprit de corps » monétisé. Car il s’agit […]

C’est l’histoire d’un foot…


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Nous les saisissons à l’aveugle, l’esprit léger. Dans les dédales des GMS (ainsi s’exprime le dialecte mercatique), cette prodigalité nous donne l’illusion du choix sans jamais nous inviter à nous questionner sur le chemin que prendra notre argent : de toute évidence, cela nous semble bien abstrait ; nous nous contentons de cette formidable profusion de produits qui s’offrent à nous dans ces écrins qui font la part belle aux subterfuges sensoriels et nous convient, parfois malgré nous, à délier notre bourse plus qu’il ne faut. On ne peut décemment pas émettre de quelconques reproches à ces esprits ingénus qui […]

Du boycott des groupes Nestlé, Unilever, Coca-Cola…


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Nous jugeons tous. C’est un phénomène global, élémentaire et parfois inconscient parce qu’ancré dans les imperceptibles rouages de notre existence. La somme de ce que nous sommes forme le jury le plus implacable et le plus péremptoire qui soit : sont la balance, la plume et l’épée l’ensemble des codes et des normes qui nous ont avilis. Notre mécanique a été conçue par des externalités sournoises qui n’ont jamais cessé de biaiser nos regards : l’impartialité dont nous nous réclamons parfois est de facto dupée par les biais induits par le prisme normatif auquel nous nous soumettons tacitement. Quand d’aucuns […]

Comprendre plutôt que juger.



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25 ans. Les plus taquins parleront à tue-tête de « quart de siècle » tandis que les plus pragmatiques argueront qu’il s’agit de l’acmé de la jeunesse. Je flotte entre deux eaux, tiraillé par l’oppression terrifiante des années qui s’enfuient et l’incessant désir de jouir de chaque seconde qui s’écoule. Le faix du temps a fait infléchir mes goûts. Je ne peux que me résoudre à admettre que « la crise des 25 ans » est une bien triste réalité : j’apprécie désormais le chocolat noir et le café sans sucre. Il me paraît pourtant incongru de prendre plaisir à ressentir l’amertume du temps […]

Tempus fugit


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Chaque jour j’ai l’heur de m’en rendre compte : les foules avalent avec une candeur sans égale quantité d’informations, sans chercher à distinguer le vrai du faux… Tout n’est que vérité. Il ne relève pas de la fatuité de dire que cette masse est soumise, dénuée de tout sens critique, de toute capacité de discernement, en proie à l’aveuglement persistant et au joug dogmatique du conformisme ambiant. « Tout le monde dit que… », « Tout le monde le fait… », « Ils l’ont dit à la télé… » : Tout le monde, ils, on, régissent les vies, les pensées, les attitudes, l’éthique communes de tout […]

De la crédulité générale.


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« Et sinon, tu fais quoi dans la vie ? ». Question si courante qu’elle passe désormais inaperçue. Pourtant, il faut bien admettre que derrière cette question reposent les fondements de notre société. Tous régis par le travail. La hiérarchisation des classes dépend en grande partie de l’activité professionnelle des individus, et de là découle une catégorisation (voire même un profilage) de chacun. Bourdieu, dans La Distinction, a établi sa théorie de l’espace social, qui met en corrélation le capital économique et le capital culturel de chaque individu, permettant ainsi de catégoriser précisément les strates de notre société.

De l’emprise du travail sur notre existence.