Lâchez le Natroll !

Ici, le Natroll se lâche ! Un bon gros troll de mauvaise foi saupoudré de méchanceté gratuite. Ou pas.


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D’aucuns savent que je suis des plus prolifiques lorsqu’il s’agit de tancer les zélotes du jeu de balle au pied : il s’agit d’une réaction presque épidermique ; l’acmé ne tarde pas dès lors que les séides reprennent les longues litanies qui résonnent tous les quatre ans : communion, unité, célébration, bonheur, joie… Les contempteurs et contemptrices n’ont dès lors plus droit de cité, il ne faut pas de voix discordantes dans les chœurs ; ainsi la contemption vaut l’avanie et l’indifférence, la circonspection. Nous sommes coupables de ne pas adhérer à cet « esprit de corps » monétisé. Car il s’agit […]

C’est l’histoire d’un foot…


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Nous les saisissons à l’aveugle, l’esprit léger. Dans les dédales des GMS (ainsi s’exprime le dialecte mercatique), cette prodigalité nous donne l’illusion du choix sans jamais nous inviter à nous questionner sur le chemin que prendra notre argent : de toute évidence, cela nous semble bien abstrait ; nous nous contentons de cette formidable profusion de produits qui s’offrent à nous dans ces écrins qui font la part belle aux subterfuges sensoriels et nous convient, parfois malgré nous, à délier notre bourse plus qu’il ne faut. On ne peut décemment pas émettre de quelconques reproches à ces esprits ingénus qui […]

Du boycott des groupes Nestlé, Unilever, Coca-Cola…


« Je suis flexitarien ». Vous avez peut-être, au détour d’une palabre, entendu cet adjectif aussi abscons qu’inepte. Le flexitarisme est le néologisme de l’absurde : c’est une négation de l’éthique de conviction au profit d’un égoïsme vaniteux qui se pare des apparats de la raison. Le flexitarien est, je cite, « un végétarien qui mange occasionnellement de la viande » ; l’énoncé est d’une incongruité rare, comme si Monsanto vendait occasionnellement des semences bio. Non-content d’être l’enfant maudit de ce paradoxe, le flexitarien est l’inclusion méphitique de toute une frange de la population qui se ravit d’être ainsi qualifiée : le flexitarisme ne […]

Diatribe contre le « flexitarisme »



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Le titre de ce billet fera sourire les plus fins connaisseurs des bons mots de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, le « diable boiteux ». Toujours est-il que le poids des années n’a rien enlevé à la superbe de cette phrase qui, à l’instar des plus belles saillies de Benjamin Constant sur l’intérêt des politiques à se maintenir dans l’exercice de leur fonction, reste cruellement actuelle. Il me paraît bien inutile de rappeler les méfaits établis ou présumés de nos augustes candidats à la plus haute fonction de l’État : je n’ai d’yeux que pour celles et ceux qui, épris d’une dissonance cognitive d’une […]

La politique, l’art d’agiter le peuple avant de s’en servir…


Le changement. Un certain Président nous disait il y a quelque temps que « Le changement, c’est maintenant ! ». Il n’y a pas de notion de progrès, c’est une modification qui peut aussi bien être positive que négative, mais tous s’accordent à dire qu’« il faut que ça change » : derrière le voile diaphane d’une expression trop souvent prononcée on y voit les velléités d’un désir de progrès. Devant la machine à café, sur la terrasse d’un vieux bistrot, devant leur poste de télévision : le changement est sur toutes les lèvres. Les réseaux sociaux sont la nouvelle agora d’une […]

Changer ? Mais vous n’y pensez pas !


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Regardez ! Du bout du doigt on nous montre le chemin, la voie à suivre, le sentier à fouler ; on nous invite à prendre la main qu’on nous tend. La timidité nous fait hésiter, l’invitation se mue en une exhortation. On nous saisit la main de force, ils n’aiment pas voir un enfant qui rechigne. Puis on nous aide à marcher en nous tenant par la taille – sans jamais dévier du chemin – et à intervalle régulier ils nous demandent : « Dis, on continue ? ». L’enfant apprécie ce sentiment de sécurité, cette façon qu’ont les grandes personnes de […]

De l’infantilisation.



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Il est des matins où la triste réalité vous saute au visage. Les bruits de bottes des philistins pléthoriques et indisciplinés qui défilent dans l’allégresse, portée par une gloire aussi dérisoire qu’éphémère mais qui met en exergue une jeunesse béotienne qui se distrait de sa simplesse. Fadaises sur fadaises, le fatras de cette béatitude chimérique est incommensurable ; d’une émission sportive dominicale aux sujets vespéraux qu’ils développent, tout n’est que vacuité et ineptie. Cette jeunesse décadente se plaît à se fourvoyer où qu’elle aille, libre d’exprimer dans un galimatias qui lui est propre des avis aussi sibyllins qu’indigents, parfois avec […]

Heureux sont les simples d’esprit…


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Elle est de celles qui pérorent, cherchant une réponse à ses propres questions, s’évertuant à trouver du soutien auprès d’elle-même car désappointée par toutes les étrangetés et toutes les compromissions que lui offre le genre humain. Tantôt atterrée, tantôt terrifiée, mais toujours avec cette étincelle de révolte dans son regard ; tout subvertir ou partir loin d’ici : dilemme cornélien particulièrement utopique, il faut l’avouer. Ma misanthropie est une haine fruit de l’amour : une dualité qui s’exprime par l’amour de l’humanité dans ce qu’elle a de grand, de magnifiant ; l’amour de la beauté, de l’accomplissement exaltant et du […]

Palabre de ma misanthropie.


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Chaque jour j’ai l’heur de m’en rendre compte : les foules avalent avec une candeur sans égale quantité d’informations, sans chercher à distinguer le vrai du faux… Tout n’est que vérité. Il ne relève pas de la fatuité de dire que cette masse est soumise, dénuée de tout sens critique, de toute capacité de discernement, en proie à l’aveuglement persistant et au joug dogmatique du conformisme ambiant. « Tout le monde dit que… », « Tout le monde le fait… », « Ils l’ont dit à la télé… » : Tout le monde, ils, on, régissent les vies, les pensées, les attitudes, l’éthique communes de tout […]

De la crédulité générale.