En bref

Les trucs en vrac dont j’ai envie de parler, mais dont tout le monde se fout.


Voilà cinq mois que j’ai quitté Facebook (et Instagram). Il paraît opportun de revenir sur ce fait et décrire prosaïquement ce que cela a pu changer dans mon quotidien. Loin d’être condamné à une vie d’anachorète, je me suis très vite habitué à de ne plus sortir mon smartphone frénétiquement : le FOMO (Fear Of Missing Out) est ce symptôme bien connu des social-addictives qui se traduit par une consultation régulière (parfois même, abusive) de ses réseaux sociaux favoris et caractérisé par une peur de « manquer quelque chose ». Psychologiquement, on se sent apaisé : Facebook et Instagram sont en effet […]

La vie sans Facebook/Instagram.


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Elles sont légion et ne se travestissent guère, quand bien même elles savent s’estomper lorsque leurs hérauts se parent de toutes les vertus, se voulant parangons de bien-pensance : ils se veulent, comme tout être humain soucieux de complaire, thuriféraires de la tolérance et de la sincérité, touchant ainsi du doigt un paradoxe tout randien ; leur altruisme dévoyé nourrit leur égo de la déférence que leur accorde leurs semblables. Cependant, et ce même en dehors des hourvaris numériques où les bas instincts se dévoilent sans artifices, tous ces individus se vautrent dans des opinions qui font la part belle […]

Opinions ordinaires…


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Le Monde titre encore en ce 20 juillet 2017 « Depuis 1950, l’Homme a fabriqué plus de 8,5 milliards de tonnes de plastiques ». Il faut dire que les ravages du consumérisme poussent l’humain à rivaliser d’ingéniosité lorsqu’il s’agit de repousser les limites de l’absurde, au point de recouvrir certains fruits d’une peau composée de polymères, comme s’il ignorait que Mère Nature l’en avait déjà doté. Le sur-emballage, fléau sur lequel on jette l’anathème depuis trop de temps déjà, ne semble pas décroître ; atteints d’une fragilité insoupçonnée, certains connecteurs d’objets informatiques ont semble-t-il besoin d’un mince film plastique contenu dans un […]

Vers le zéro déchet.



« La montagne n’est pas une réserve d’indigènes pour bobos parisiens », « Ferme ta gueule. Moi, je parle à tout le monde. Tu n’y connais rien. Tu ne connais que les bobos ! », « Je ne les supporte plus. Cette chaîne de bobos horribles… » (à propos de Canal+). Il y a quelques jours, la blogueuse Klaire répondait avec maestria aux anathèmes prononcés par nos politiques à l’égard de celui qui est désigné comme l’ennemi à abattre : le bobo. On connaît la célèbre tirade de Nietzsche : « Le diable est dans les détails ». Derrière ce mot, d’innombrables clichés : le bobo est ce […]

Le bobo, l’ennemi à abattre.


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J’ai quitté la Corrèze après cinq belles années. J’avais fini par l’apprécier, malgré les réticences des premiers temps. Il faut dire que j’y ai posé mes bagages un peu par hasard et un peu par contrainte ; j’ai fini par vivre différemment cette étreinte. Le syndrome de Stockholm appliqué aux mouvements migratoires. La Corrèze, tu l’aimes ou tu la quittes. Le départ a eu cette saveur douce-amère propre aux sentiments contradictoires. Au matin, j’ai admiré une dernière fois le lever de soleil qui n’avait pas son pareil pour me motiver. Quelques jours auparavant, j’avais dénoncé mon contrat de travail dans […]

Un nouveau départ.


Consternant. Voilà le mot qui me vient à l’esprit lorsque j’assiste à ces démonstrations d’impuissance de la part des représentants de la loi. J’en veux pour preuve la Hongrie qui met en scène le climat délétère et pestilentiel qui flotte aussi dans nos contrées. Face à l’impossibilité d’assurer la sécurité de chacun, la responsabilité des atteintes aux personnes et aux biens est rejetée sur les victimes elles-mêmes. C’est ainsi que la police hongroise sensibilise contre le viol. « Tu y es pour quelque chose, tu peux faire quelque chose pour éviter cela. » osent-ils dire. Ces petites phrases, on les entend partout […]

Restreindre nos libertés pour notre sécurité ?



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« Vas-y toi tu fais plus vieux ! » « Ouais mais nan, on avait dit que cette fois c’était toi. » « Et si i’ veut pas on fait quoi ? ». On se remémore, sourire en coin, les ruses — qui nous paraissaient finaudes — que nous élaborions dans les frimas vespéraux des jours de fin d’année, avant d’entrer dans nos bus respectifs pour rejoindre le domicile familial. L’heure était grave et nos regards de jouvenceaux traduisaient l’anxiété qui nous rongeait. Courageux mais pas téméraires, le pauvre camarade qui avait alors la pilosité faciale la plus développée se retrouvait désigné par une décision collégiale […]

Comment le pr0n se méritait jadis.