Archives de l’année : 2018


Il y a quelque chose de pourri au royaume du véganisme. Principale émanation de la philosophie antispéciste, son actuel fourvoiement conduit à une lente périclitation de ses soubassements éthiques dans leur globalité. Là où l’antispécisme devrait apparaître comme un choix politique et s’inclure dans une démarche morale aux multiples ramifications (minimalisme, zéro déchet…), la dimension consumériste du mode de vie végane l’ostracise en se faisant héraut des sirènes marketing ; tout le monde apercevra sans mal les petites mains ingénues du véganisme faire (gratuitement ou non) la promotion de produits véganes sur leurs réseaux sociaux favoris : à grand renfort […]

Le véganisme consumériste est un problème.


Édit : suite à l’annulation de l’exposition qui devait présenter ses dessins et aux multiples polémiques qui l’entourent, le dessinateur (vaillamment défendu le Figaro et Valeurs) a décidé de purger sa page Facebook. Cela a pour conséquence de casser les nombreux liens hypertextes de ce billet. Je laisse le soin aux curieuses et de curieux d’effectuer quelques recherches pour retrouver ses illustrations pleines de bons sentiments. Il se veut apolitique, jetant l’anathème aussi bien sur la gauche que sur la droite. Marsault est ce self-made man de la bande dessinée, aussi séditieux qu’il fut décrocheur, qu’il s’agisse de l’école ou […]

Marsault, bréviaire de la haine.


Voilà cinq mois que j’ai quitté Facebook (et Instagram). Il paraît opportun de revenir sur ce fait et décrire prosaïquement ce que cela a pu changer dans mon quotidien. Loin d’être condamné à une vie d’anachorète, je me suis très vite habitué à de ne plus sortir mon smartphone frénétiquement : le FOMO (Fear Of Missing Out) est ce symptôme bien connu des social-addictives qui se traduit par une consultation régulière (parfois même, abusive) de ses réseaux sociaux favoris et caractérisé par une peur de « manquer quelque chose ». Psychologiquement, on se sent apaisé : Facebook et Instagram sont en effet […]

La vie sans Facebook/Instagram.



Un clic. C’est la promesse que l’entreprise nous fait : il s’agit là du seul effort demandé pour recevoir, dès le lendemain (ou le soir même !) pour les « Prime », l’objet de votre choix. C’est simple, intuitif ; vous pouvez acheter à toute heure et en tout lieu, y compris depuis votre smartphone. Acheter n’a jamais été aussi simple : une machinerie sibylline se met en route puis votre paquet arrive, floqué de ce sourire qui part du A pour aller jusqu’au Z. Pendant presque dix ans, j’ai été ce consommateur conquis qui furetait les étals virtuels d’Amazon, sûr que […]

Pourquoi j’ai dit adieu à Amazon.


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D’aucuns savent que je suis des plus prolifiques lorsqu’il s’agit de tancer les zélotes du jeu de balle au pied : il s’agit d’une réaction presque épidermique ; l’acmé ne tarde pas dès lors que les séides reprennent les longues litanies qui résonnent tous les quatre ans : communion, unité, célébration, bonheur, joie… Les contempteurs et contemptrices n’ont dès lors plus droit de cité, il ne faut pas de voix discordantes dans les chœurs ; ainsi la contemption vaut l’avanie et l’indifférence, la circonspection. Nous sommes coupables de ne pas adhérer à cet « esprit de corps » monétisé. Car il s’agit […]

C’est l’histoire d’un foot…


Il y a une semaine, je vous contais les raisons pour lesquelles j’ai supprimé mon compte Facebook. Si le conditionnement pavlovien qui consistait à ouvrir les applications du géant de Menlo Park et à « scroller » frénétiquement a désormais disparu (ce qui représente un sérieux gain de temps — et de « temps de cerveau disponible »), cela n’en fait pas la panacée pour quiconque se préoccupe de l’usage de ses données personnelles, prodigalement disséminée ça et là sur les Internets. En la matière, Google est probablement l’entreprise dont nous devrions nous méfier à bien des égards. Pour toute personne possédant un smartphone […]

La vie sans Google (ou presque).



I’d have to pack my things and go. J’ai consciencieusement fait mon carton. Cela aurait fait dix ans l’an prochain. Une éternité dans le vaste monde des Internets. C’était devenu une habitude, un reflexe, presque une drogue. Un comportement abusif disent les spécialistes : on l’ouvre d’un geste compulsif, le matin au réveil, on le consulte dès qu’on a une minute devant soi, on prend son shoot de scroll, son fix de bauds. Le phénomène FOMO (Fear Of Missing Out) nous pousse à consulter toujours plus, par réflexe. On l’ouvre pour fuir, le temps d’un coup d’œil sur le newsfeed, […]

Pourquoi j’ai quitté Facebook.