Archives du jour : 1 novembre 2017


Quand un bobo s’exprime chez Contrepoints.

Non-content d’avoir ma propre tribune (où les prises de paroles sont erratiques, je vous le concède), voilà désormais que je signerai, quand l’envie et l’inspiration se feront sentir, des articles chez Contrepoints. Espace numérique d’expression libérale (où tous les courants ont droit de cité), Contrepoints jouit d’une large audience et en fait un média de premier plan pour cette offre politique.

Voilà maintenant quelque temps que j’espérais pouvoir dégager un peu de temps libre — lequel me manque cruellement — pour m’atteler sérieusement à la rédaction d’un article aussi précis que documenté sur un sujet qui me tenait à cœur.

Désirant dans un premier temps documenter le projet présidentiel de Michel Crépeau (candidat du Mouvement des Radicaux de Gauche) en 1981, j’ai fini par mettre ma première ébauche de côté (qui paraîtra dans un format plus concis ; la version « enrichie » ira quant à elle nourrir Wikipédia) au profit d’une présentation (peu succincte il est vrai) de la pensée féministe vue du côté libéral. Si mon article s’appelait à l’origine « Perspective libérale de la pensée féministe », il fut renommé car le comité de relecture en « L’histoire libérale du féminisme ».

Nonobstant les six pages qui composent ce premier article, il m’aura fallu faire quelques sacrifices afin de satisfaire les exigences de la charte des auteurs : j’aurais, par exemple, bien aimé me pencher sur l’inspiration toute libérale de la prose d’une Virginia Woolf (autrice bisexuelle, féministe, et l’une des premières à aborder, prétendument sous la forme d’une fiction imaginaire, la transexualité), membre du Bloomsbury Group et amie avec un autre membre bien connu des cercles consacrés à l’économie et à la philosophie politique : John Maynard Keynes.

La rédaction de cet article m’aura permis de me (re)plonger dans les écrits de Poullain de La Barre, de Harriet Taylor, de Mill (traduit par Marie-Françoise Cachin, professeure émérite à l’Université Paris VII, laquelle a écrit une postface de grande qualité dans « The subjection of women » et qui m’a été d’une grande aide), de Mary Wollstonecraft, Alexandra Kollontaï, ce qui fut un réel plaisir ; réel plaisir également de voir ce premier article dépasser la centaine de partages sur les réseaux sociaux.

À l’heure où j’écris ces lignes, je vous propose d’ores et déjà de lire mon nouvel article : « Comment refonder l’audiovisuel public ? », lequel ne manquera pas, comme son prédécesseur, de me voir affublé d’adjectifs tels que « socialiste » ou « marxiste ». Il n’est pas chose aisée d’être un bobo !