Archives du jour : 1 avril 2013


Natroll est mort. 3

Natroll

Jeté en pâture à la vindicte populaire. Tantôt critiqué, tantôt méprisé… Dieu que les hommes ont été malveillants envers mon personnage ! Les foules bien-pensantes ont tant de fois confondu Natroll et le blogueur marionnettiste qui se cache derrière qu’il m’est devenu impossible de dire à chacun de faire le distinguo.

À l’image d’un Flaubert, je pourrais crier : « Madame Bovary, c’est moi ! » si Natroll n’était pas cet abject misanthrope condescendant. Viendrait-on reprocher à Maupassant d’être un arriviste concupiscent parce que son « Georges Duroy » l’est ? Bien sûr que non. C’est pourtant ce que l’on me reproche.

Si Natroll partage nombre de points communs avec moi, c’est parce que Natroll est l’anagramme de mon propre nom de famille. Je me mets en scène car l’Internet est mon théâtre… Natroll est donc féru d’écriture et de musique surannée. Peut-on pour autant faire l’amalgame entre Natroll et moi-même ?
Natroll (et je l’ai voulu ainsi !) est un personnage aigri, profondément misanthrope qui ne s’aime même pas lui-même. Il m’a semblé plus amusant (et plaisant) d’incarner un pseudo Docteur House (d’où la mascotte !), une sorte d’antihéros de ma propre personne plutôt que d’essayer de créer un personnage à partir de rien. Natroll est mon Gainsbarre, mon Renard, mon côté obscur.

Las des tirs à boulets rouges sur ma personne, las de devoir anticiper les angles d’attaque pour préparer ma défense à chaque billet, j’ai décidé de faire mourir Natroll, et de ce fait, Natroll.com.
Aux fidèles, aux infidèles, à celles et ceux qui me lisaient : salut !
Souvenez-vous seulement d’un vieil adage qui fût le mien : « Votre souris peut surligner bien des choses ! »

C’est sûrement pas un disque d’or, ou un Olympia à moi tout seul qui me feront virer de bord, qui me feront fermer ma gueule ! Poisson d’avril mes p’tiots !